Expatriation

L’humilité, première marche vers une belle intégration.

Avant même mon arrivée à Montréal, je bombardais Véronique de questions sur le Québec et le Canada, pour essayer de limiter le choc culturel qui allait me percuter lorsque j’ai posé le pied sur le sol québécois. Et ça s’est poursuivi jusqu’à présent car je ne cesse jamais d’apprendre des choses de ma province d’accueil.

Si le premier mouvement intellectuel de ma part à été de me dire que je devais faire disparaître l’image de Maudit Français de ma face ou du moins l’atténuer, c’est que je voulais surtout échapper au cliché négatif qui l’accompagne qui est parvenu jusqu’à la France. A tort ou à raison? Vous me permettrez de ne pas vouloir ni répondre à cette interrogation, ni à entrer dans un débat qui n’aurait pas vraiment de fin. D’autant que selon les cas, cette expression peut être prononcée positivement ou négativement.

Une fois que j’ai posé mes fesses dans le canapé de notre appartement, j’avais clairement décidé de me placer en apprentissage. Je n’étais pas là pour imposer ma vision européenne des choses (même si on échappe difficilement à l’exercice des comparaisons entre les pays, notamment durant les premiers mois d’une expatriation), mais j’étais là pour m’intégrer à la société québécoise. Comme mon projet s’établissait sur le long terme, avec aucune date de fin, je m’étais donné le mandat d’être curieux et de ne surtout pas vouloir rester dans mon modèle de vie français.

Du coup je posais encore plus de questions, je lisais et observais tout ce qui passait devant mes yeux. Et oui, effectivement, je m’émerveillais de tout. C’est encore le cas aujourd’hui d’ailleurs. Cette démarche volontaire de rester humble et de garder les yeux ouverts comme un enfant qui découvre le monde me parait essentielle. Que ce soit pour une durée limitée (comme un PVT) ou le changement d’une vie, accueillir le pays qui vous reçoit comme lui vous accueille est non seulement une nécessité mais surtout une richesse pour mener votre trajectoire de vie à bien.

Cet article peut paraître un peu moralisateur, mais ce n’est pas le but recherché. Je suis là pour vous montrer ce qui a fait de moi la personne que je suis en 2018. Et ce qu’elle deviendra au fil du temps. Est-ce que j’ai réussi mon intégration? Je pense que oui MAIS elle n’est jamais finie et c’est ça qui est le plus beau. D’aventures en découvertes, Le Québec et le Canada me donnent toujours autant le sourire et c’est tout ce qui compte.

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