Hockey

Deuxième match de la saison régulière : Les Canadiens se lèvent et tiennent en respect une équipe rapide.

Sur le papier, le Tricolore ne partait pas gagnant face à leurs adversaires du jour. Les Penguins de Pittsburgh menés par Sidney Crosby devaient gagner, notamment grâce à  leur rapidité et surtout parce que ce sont les doubles vainqueurs de la Coupe Stanley en 2016 et 2017. Mais la Sainte-Flanelle n’est pas arrivée sur la glace avec la peur au ventre et le résultat parle de lui-même, 5-1 pour les Habs.

On pourrait bien sûr argumenter en disant que Matt Murray n’était pas à son meilleur et que l’équipe adverse semblait se chercher. Mais les Canadiens aussi se reconstruisent et force est de reconnaître qu’une fois de plus, tout le monde ou presque à fait son travail et que cette fois, le tableau principal s’en ressent clairement. Voyons quelles étoiles ont brillé hier soir et si certaines ont pâli :

Le trio Tatar-Danault-Gallagher : Voilà un trio qui a fait le travail. Brendan marque, Tomas et Phillip sont des acharnés. Gagner ou perdre est presque secondaire cette saison et c’est de l’implication qu’on veut voir. A.

Le trio Drouin-Kotkaniemi-Armia : Joel a marqué un but, Jonathan est resté en retrait et Jesperi a écopé de deux pénalités. Mais il est normal que le jeune attaquant fasse des erreurs au vu de son inexpérience dans la Ligue Nationale. J’espère que Claude Julien et ses adjoints vont lui laisser le temps de s’ajuster et accepter des erreurs de jeunesse tout à fait compréhensibles. B.

Paul Byron : Avec ces deux buts et une aide, il n’a volé ni son nouveau contrat  ni le A cousu sur son chandail. On l’a vu partout et il ne semble ni se fatiguer ni se résigner, à l’image de son l’équipe. Un exemple pour tous ces compères. S.

Max Domi et Artturi et Lehkonen : Les compagnons de Ti-Paul m’ont enchanté eux aussi. Pas de fausses notes et une envie de bien faire presque permanente. A.

Le trio Hudon-Peca-Shaw : Le but de Charles aidé par Andrew était un modèle du genre. la rondelle qui passe dans le chas de l’aiguille, c’est toujours plaisant à voir. Cette ligne a parachevé le bel ensemble offensif de la soirée. B.

Victor Mete, Noah Juulsen, Mike Reilly et Xavier Ouellet : Malgré une pénalité assez ordinaire pour le dernier cité, il est indéniable que les défenseurs rapides ont pris le pouvoir chez le Canadien. Rien de plus à ajouter à l’évidence. B.

Jeff Petry : Même si je ne le porte pas en haute estime, je suis obligé de reconnaître que quelques bonnes lectures de jeu ont sauvé sa soirée. Toujours pas de vitesse par contre. Quant à Jordie Benn… RAS total en dehors d’une bonne action. Las. C.

Carey Price : La montée en puissance du cerbère de Montreal semble se poursuivre et on ne va pas s’en plaindre. En ne laissant passer qu’un seul des 22 tirs dirigés vers lui, Price a été occupé et personne ne l’a senti faiblir. Voilà qui est de bon augure pour le reste de la saison. B+.

La chimie entre les trios : Encore une fois la formule fonctionne. Même si tout ne sera pas toujours aussi beau, on prend cette victoire grâce aux buts marqués, il n’y a pas de secret. Tout a souri aux Canadien et l’attaque ne semblait pas souffrir d’un quelconque déséquilibre.

Intérêt et ressenti du match : Avec une telle avalanche de buts qui apportent une victoire, il serait bien stupide de ne pas l’apprécier. Mais au-delà du résultat, il semble que le système de jeu mis en place par les entraîneurs cette année fonctionne et surtout qu’il est accepté par tous les joueurs. Bien sûr, il reste 80 matchs à jouer et il faut rester calme, mais le Canadien donne envie de le suivre et de le supporter et c’est bien là l’essentiel. Les oreillers sont bien rangés au vestiaire.

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