Opinions

Est-ce que tout est toujours beau et facile au Québec?

Le texte d’aujourd’hui est un peu « au fil de l’eau » puisque c’est une réflexion qui m’habite depuis quelques temps. Ce qu’on montre de nos vies est souvent le bon côté des choses car montrer les coups de moins bien, c’est pas cool, surtout au temps des médias sociaux. Si j’ai déjà abordé la question des RS à plusieurs reprises, aujourd’hui on est plus dans le constat brut des choses.

Je suis le premier, depuis plusieurs années, à choisir ce que je publie ou non sur mes comptes, avec quelle confidentialité etc. La prise de conscience date de 2017 avec les élections présidentielles françaises. La violence verbale dont j’ai pu être témoin à ce moment de la vie démocratique m’a persuadé de faire le ménage dans mes contacts mais aussi de virer sans ménagement tous les sites d’actualité français de mes feeds. C’est toujours le cas aujourd’hui en dehors de quelques médias canadiens et québécois qui se sont rajoutés mais je suis toujours partisan d’aller chercher les informations à la source plutôt que de me fier à un partage quelconque.

Il s’avère que cette pratique, à l’heure des fausses nouvelles est salutaire.

En ce qui concerne mon propre comportement sur mes comptes par rapport à mes propres informations, cela se limite à 3 aspects :

  • Mes articles issus de mes sites respectifs,
  • Mes photos sur Instagram,
  • Quelques partages mais qui restent rares.

Pour ce dernier point, je me limite volontairement, pour éviter de rentrer dans des débats stériles ou que certains puissent avoir l’occasion de m’accrocher sur quelque chose. De même, je commente assez rarement les contenus de mes contacts pour la même raison.

A mes yeux, les réseaux sociaux sont d’excellents outils de communication et je les utilise avec discernement mais aussi avec un enthousiasme contenu. Je lutte contre deux choses distinctes dans mon approche de ces contenus numériques :

  • Le phénomène de bulle informationnelle et idéologique, qui par le truchement des algorithmes vous enferme dans un schéma unique de pensée et de réaction, et ce même si vous pensez que ce n’est pas le cas. Les algorithmes sous-tendent vos actions et ce, bien plus profondément que votre seule perception.
  • La réaction vive : Les réseaux sociaux sont là pour vous toucher, sont présents pour vous outrer dans ce que vous voyez. C’est ce qui génère du trafic et donne du grain à moudre à la plateforme et à ceux qui en vivent.

Si je n’ai ni la solution miracle sur rien et surtout pas la science infuse, c’est un choix pour moi de ne partager que ce qui me fait sourire ou me fait plaisir sur mes comptes. Et j’ai fait le choix du positif autant que possible sur mes publications. En prenant cette direction, j’espère sobrement inspirer autre chose que l’énervement et les plaintes que je peux voir de partout par ailleurs. Cette direction, toute personnelle est volontaire et chacun a la sienne. Et c’est ça le plus important. Rester conscient et en accord avec ses propres choix. L’image n’est soi, mais l’image fait partie de soi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.