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La France et sa culture de l’échec m’obligent à me mettre en retrait sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois depuis un an que je me retrouve dans une telle situation. Sauf que cette fois, ce n’est pas mon comportement personnel sur les médias sociaux qui est en cause, mais un décalage flagrant entre ma façon de penser actuelle et le pessimisme entretenu par le climat qui règne en France et surtout par la population elle-même. Si on ajoute à ça les échéances électorales qui s’en viennent, l’ambiance est quasiment irrespirable. C’est pour tout cela que je me contente de partager des choses, sans jamais émettre d’avis ou la moindre idée sur quoi que ce soit, au minimum pour les 3 mois à venir. J’ajoute que je ne m’interdis pas de prolonger cette période de silence volontaire. Je vais me contenter d’observer ce qui se passe et me concentrer sur mon foyer en devenir. 

Malgré tout, je ne peux pas m’empêcher de confirmer que face aux élites que la population exècre, il est un peu trop facile d’aboyer sans jamais mordre. Et quand on met ces personnes face à leur inaction, on se retrouve avec le coup du miroir que des enfants utilisent quand ils manquent d’arguments. Si le Québec m’a bien appris une chose, c’est que si on veut se sortir d’une situation qui ne nous convient pas, le mieux à faire est de prendre les choses en main au lieu d’attendre un miracle de la part des autres, qu’ils dirigent le pays ou non. Regardez ce qui se passe en Roumanie par exemple, même si la classe politique n’est pas du tout identique…

Voilà une nouvelle preuve que je ne pourrais pas habiter de nouveau durablement sur les terres qui m’ont vu naître. Une fois de plus, je ne peux pas trouver d’excuses à quiconque. S’il a fallu que je parte pour faire ce constat, je ne regretterai ni mon choix, ni le fait d’avoir pensé comme un français pendant de longues années. Aujourd’hui, c’est à eux de ne pas se laisser faire et de ne pas subir sous bouger. Le défaitisme n’a jamais mené nulle part. C’est l’humble leçon que la Belle Province m’a donnée dans toute sa générosité naturelle. 

Matthieu 

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