Expatriation,  Ressentis

5 choses qui m’ont étonné à mon arrivée au Québec!

Même si j’arrive tranquillement à 4 ans de vie ici (je les fêterai le mois prochain), je trouvais intéressant de vous parler de 5 faits qui m’ont surpris en m’installant à Montréal. Il y en a d’autres bien sûr, mais il faut bien commencer quelque part!

  1. L’ouverture sociale et sociétale : J’ai ressenti ce climat de bienveillance à mon premier entretien d’embauche en fait. Alors que je m’attendais à voir des regards insistants voire à des questions sur ma condition physique, c’est tout le contraire qui s’est produit. Personne, pendant une entrevue ne m’a posé de question sur mon handicap alors que je sortais de 30 ans de questions pas toujours diplomates là-dessus ou pire encore des regards aux rayons X et les moues au mieux contrites au pire dégoûtées sur moi. Voire des  réflexions carrément déplacées. Au Canada, on respecte tes différences et mieux encore, on les célèbre! Et surtout on te laisse vivre comme tu l’entends. Certains devraient s’en inspirer…
  1. La propreté et la sécurité dans les transports : Je vous ai déjà parlé des transports montréalais il y a quelque temps, mais là, je voudrais revenir au choc que j’ai eu dans les premiers jours que j’ai vécu ici. Je suis arrivé à la mi-janvier, c’est-à-dire au moment ou l’hiver, quand il est fort, est vraiment méchant, avec de la glace et pas mal de neige. Du coup quelle surprise j’ai eu de voir les corridors propres, secs la plupart du temps et nettoyés très régulièrement. C’est sûr que ça me changeait radicalement du transport en Île-de-France! Dans le même ordre d’idées, la sécurité dans les transports est impressionnante. Les gens se respectent, font la file quand c’est nécessaire (les haies d’honneur à Berri-UQAM, il faudrait que je vous fasse vivre ça un de ces jours) et surtout, on ne craint pas de se faire voler quoi que ce soit pour les mêmes raisons. Même si rien n’est parfait et que des soucis peuvent arriver, il est clair que j’ai mis du temps avant de ne plus me comporter comme en région parisienne ou je faisais attention à tout. Véronique a dû faire preuve de patience avant que je me déplace avec sérénité. Mais ça a fini par arriver.
  1. Entraide et générosité : Ce serait presque un corollaire avec le précédent mais j’ai été souvent touché par la générosité des Québécois. Que ce soit avec ma belle-famille qui ne manque jamais une occasion de faire plaisir aux proches, mais aussi dans la vie de tous les jours. Vous êtes perdus quelque part? Demandez votre chemin facilement. Vous êtes en galère pendant une tempête de neige? Un taxi s’arrête et rallonge son service pour vous ramener chez vous. Vous avez du mal à passer les portiques du métro? Une personne vous accompagnera jusqu’au quai sans rien espérer en retour (véridique je l’ai vécu non loin de la rue Saint-Hubert (dite la rue des Mariées). Face aux gens qui font souvent la tête, encore un beau choc pour moi!
  1. Les saisons et la neige : Alors on va être clairs tout de suite, le printemps n’existe pas vraiment à Montréal et l’automne est là pour ses couleurs et annoncer l’hiver et les sports qui vont avec. L’hiver peut paraître très long vers la fin et l’été peut s’avérer très chaud, ce qui peut s’avérer compliqué quelques jours par an, tout comme les jours polaires en hiver. De 40 à -40 degrés, voilà le delta des extrêmes. Sans surprise, vous saurez que je préfère de loin l’hiver et ses bordées de neige, ne serait-ce que pour marcher dans tout ce blanc. Mais la surprise est venue non pas des températures extrêmes (qui ne durent pas et de toute façon il suffit de s’équiper correctement) mais de la douceur des choses. La lumière par la neige et surtout, l’adoucissement des bruits de la ville. Grâce à la neige, vous pouvez trouver du silence en pleine ville. Et ça c’est apaisant alors que vos pas font craquer la neige dans vos bottes dignes des pneus d’un 4×4!
  1. L’importance et l’omniprésence de la langue anglaise à Montréal : Alors celle-là, c’est quand même quelque chose de gros. Sans mentir, j’ai râlé toute la première année parce que la majorité des emplois que je trouvais demandaient au minimum de pouvoir s’exprimer en français et en anglais. Comme je me trouvais dans une province francophone, je considérais (à tort) que le français aurait dû être un absolu. Or Montréal est une ville cosmopolite et la richesse de ses habitants vient aussi de la langue anglaise en plus du français. Alors j’ai fini par m’y faire et mieux encore, je suis capable de m’exprimer dans les deux langues sans difficulté aujourd’hui. Quand on s’est fait dire pendant trois décennies qu’on était nul, ça change la vie!

Bien sûr, je pourrais vous raconter d’autres choses qui m’ont changé la vie, mais ce sera (peut-être) pour une prochaine fois!

2 commentaires

  • Lily

    Cher Matthieu, tu me connais depuis de très nombreuses années et étant, hélas, française et habitant, hélas, en france (sans majuscule bien volontairement), je ne peux qu’approuver, encore hélas, tout ce que tu viens d’écrire sur ma « chère » métropole :
    1° L’ouverture sociale : inexistante pour toutes les raisons que tu as invoquées…
    2° La propreté et la sécurité dans les transports : Inexistantes…
    3° Entraide et générosité : Inexistantes… et si même, au passage, ils pouvaient te décrocher une grande claque dans le dents…
    4° Les saisons et la neige : Mdrrrrr !!! Il tombe deux flocons et c’est la fin du monde… et l’été, on meurt et on crie « au secours » avec 38° à l’ombre…
    5° L’importance et l’omniprésence de la langue anglaise : Inexistante ! Ils sont tellement prétentieux ces abruti(e)s de français(e)s que, à part leur langue, les autres sont à jeter aux orties !
    Bon, j’arrête…

    • Matthieu Meignan

      Chère Lilou,

      J’apprécie ce retour point par point qui m’a fait sourire par sa forme mais qui m »attriste par son fond. Si seulement les gens se regardaient de nouveau…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *