Expatriation,  Opinions

L’épisode caniculaire en France m’a amené à m’interroger sur plusieurs choses.

Il est toujours intéressant de voir comment sont gérés les soucis de températures extrêmes selon l’endroit où l’on se trouve. Au Québec, on doit gérer les deux cotés de la médaille, grand froid l’hiver et canicule l’été. Voyons ensemble comment les choses sont vues d’ici.

La première des choses, avant même de parler de comportements individuels ou collectifs, c’est l’obligation légale de chausser des pneus neige l’hiver et de chausser des pneus d’été quand c’est le temps. C’est tout bête mais ça évite le phénomène des naufragés de la route, en particulier en décembre.

Une fois ce petit rappel classique posé intéressons-nous à ce qui se fait en cas de chaleur extrême puisque c’est l’inspiration du jour. Pour commencer, les conseils les plus simples sont rappelés dans la presse à savoir :

  • Portez des vêtements légers.
  • Abritez-vous sous un parasol, à l’extérieur, ou portez un chapeau à large rebord et bien aéré.
  • Utilisez un écran solaire pour vous protéger des rayons ultraviolets.
  • Réduisez vos efforts physiques, particulièrement au milieu de la journée, quand il fait le plus chaud.
  • Buvez beaucoup d’eau (six à huit verres d’eau par jour pour un adulte).
  • Évitez de consommer des boissons alcoolisées.
  • Passez au moins deux heures par jour dans un endroit climatisé ou frais (bibliothèques, centres commerciaux, etc.).
  • Prenez au moins une douche ou un bain frais par jour ou rafraîchissez votre peau plusieurs fois par jour avec une serviette mouillée.
  • Fermez les rideaux et les stores pour maintenir la fraîcheur dans votre maison.
  • Ouvrez toutes les fenêtres le soir venu, s’il fait plus frais à l’extérieur.
  • Servez-vous de la climatisation pour faire baisser la température plus rapidement dans votre demeure.

Ça, c’est la base. D’autant que si on me demandait mon avis, éviter d’utiliser un climatiseur, ce n’est pas plus mal. Vient ensuite une des choses que paraissent évidentes mais qui semblent peu courues de l’autre côté de l’Atlantique, vu à quel point c’est martelé, surveiller son entourage. Même vos collègues de travail ont peut-être besoin d’assistance et de prévenance, ça ne coûte pas cher et ça peut éviter bien des problèmes.

Les fontaines et les bassins d’eau à la Place des Arts à Montréal sont ouverts au public et on encourage tout à chacun à aller s’y rafraîchir. La place des Arts étant l’endroit des spectacles et des festivals par excellence, c’est plutôt bien vu.

Maintenant, venons-en au sujet qui fâche (ou tout du moins qui m’a attiré quelques foudres depuis hier). Comment les écoles sont gérées à Montréal.

Déjà, les écoles ne sont fermées qu’à partir du moment où la température ressentie (c’est-à-dire la température mesurée et l’humidité combinés) dépasse les 43.9 degrés. A ce stade, même les travailleurs sont invités à rentrer chez eux.

Ensuite la Commission Scolaire de Montréal (CSDM) invite les enseignants à suivre des mesures spécifiques axées sur la ventilation, l’hydratation de tous et à moduler les activités selon le temps qu’il fait dehors. Il n’est évidemment pas question de faire des rôtis d’élèves en pleine canicule. Chacun s’adapte.

Vous voulez un exemple? Ok. Une école a demandé aux pompiers de venir dans leur établissement pour sensibiliser les enfants au travail des pompiers et à la sécurité des personnes. Dans le même temps, les soldats du feu en ont profité pour rafraîchir les enfants au passage. Ça a eu des effets bénéfiques pour tout le monde en somme.

S’il est évident que chaque situation est différente et que les manières d’y remédier varient d’autant plus, je note encore une fois que les réseaux sociaux ne servent que trop peu à montrer le positif des choses. J’ai vu tellement de gens se plaindre individuellement de la chaleur parce que capter l’attention est bien plus important que le reste… De même, je pense qu’un peu d’ouverture d’esprit ne ferait pas de mal. Au lieu de rejeter la faute sur l’autre, pourquoi ne pas s’entraider et se rapprocher les uns des autres? De plus, l’anticipation des situations est la meilleure façon d’éviter les problèmes. Pensez-y à la prochaine canicule ou mieux encore quand quelques flocons de neige vous handicaperont peut-être cet hiver et que vous ne serez potentiellement pas équipés. A défaut de pneus neige, des chaînes dans le coffre, c’est utile également.

Je terminerai en disant que les enfants sont sensibles à ce qu’ils entendent de la part de leur entourage. Si on leur rabâche des plaintes contre la chaleur, ils vont s’en plaindre à leur tour. Par contre, si tout le monde en profite pour apprendre ludiquement à s’en prémunir, ce sont les sourires qui gagneront du terrain. Ça aussi je l’ai appris au Québec, ce morceau de Canada que j’adore. Voir le positif autant que possible, ça soulage l’âme vous savez.

2 commentaires

  • Lily

    Hello Matthieu, moi, ce qui m’horripile ce sont mes médias qui nous prennent vraiment pour des Cons ! « Hydratez-vous, ne vous exposez pas au soleil, fermez vos volets, etc. » disent-ils ! Comme si on n’y avait pas pensé nous-mêmes !!! Et c’est la même chose lorsqu’il y a deux flocons de neige qui nous tombent dessus l’hiver… Nous sommes dans une société d’assistés dans tous les domaines et ça me saoûle gravement !

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