Cinquantième match de la saison régulière : Une défaite gênante des Canadiens de Montréal contre les Flyers de Philadelphie.

Voilà un match qu’il ne fallait pas perdre. Contre la pire équipe de la conférence de l’Est, (celle du Canadien accessoirement), voilà des points faciles à obtenir en théorie. Sauf quand Antti Niemi est laissé à lui-même et que les joueurs sont sous cloche pendant 60 minutes.

Le match d’hier soir n’est pas totalement mauvais, je dois le reconnaître. Mais il ne m’a pas du tout satisfait, ça c’est sûr. Et j’utilise ce mot à dessein puisque Max Domi (auteur du but du réveil) l’a utilisé après la partie. Essayons donc de nuancer les choses face à la frustration qui domine depuis hier.

Commençons par les points positifs : Un but de Max Domi donc, aidé de Tomas Tatar et Artturi Lehkonen. Puis Brett Kulak qui marque en fin de parcours assisté de Brendan Gallagher et de Jonathan Drouin. Tant mieux pour le pointage, mais ça s’arrête là. Le reste du temps s’est divisé en deux…

Les premières minutes (on pourrait presque dire la première période en réalité) a appartenu au Tricolore. Le nombre de tirs du match également, mais c’est la nonchalance qui a perdu les Habs. Les Flyers ont été plus opportunistes et leurs deux premiers buts en fin de période médiane ont fait mal à nos gars.

A partir de ce moment-là, la joute était pliée. D’autant que notre gardien auxiliaire ne peut décemment pas être exceptionnel tous les soirs donc le carrosse s’est retransformé en citrouille. En dehors de quelques arrêts intéressants, rien n’a vraiment fonctionné pour lui. Et vu l’abandon caractérisé de ses coéquipiers, je ne peux décemment pas le blâmer pour sa prestation individuelle.

En conclusion, doit-on chercher des raisons à cette défaite et pendre les coupables aux arbres? Bien sûr que non. Est-ce la fatigue qui explique cette contre-performance? Pas seulement. Je pense simplement que les hommes de Claude Julien ont sous-estimé leurs adversaires, en espérant un match facile avant un dernier affrontement mercredi prochain qui précède la pause du Match des Etoiles. Mais les Flyers ont saisi leur chance et le résultat final est sans appel. On ne peut qu’espérer un rebond dans quelques jours et continuer à vouloir voir le Canadien repartir en mission pour gagner. Il reste 1920 minutes pour réussir à obtenir un billet pour le bal printanier. L’épopée est loin d’être terminée.

Quarante-neuvième match de la saison régulière : Les Canadiens de Montréal surprennent avec une victoire construite.

Dans ce second segment de 2 match en deux soirs cette semaine, c’était clairement cet affrontement que n’était pas en faveur du Tricolore. Les Blue Jackets de Columbus avaient tout pour gagner sur le papier. Mais heureusement pour nous, les surprises existent encore.

Les adversaires du jour étaient clairement plus forts que nos Glorieux, à tous les points de vue. Mais l’acharnement et le travail ont fini par payer. En ne laissant pas un pouce de glace, les hommes de Claude Julien ont empoché une victoire méritée mais surtout obtenue avec le coeur. Voyons comment tout ceci s’est produit :

Note habituelle sur les changements de trios en cours de partie.

Le trio Drouin-Danault-Gallagher : Une aide chacun pour Phillip et Brendan qui ont tenu leur rang habituel. Des joueurs responsables et des piliers de l’organisation sans aucun doute. Jonathan, mon bon ami, il va falloir faire mieux que de compter sur tes mains magiques pour 1 match sur 5. B-.

Le trio Lehkonen-Domi-Tatar : Bon. Arturri fidèle à lui-même. En dehors d’une petite occasion rien à signaler pour lui. Deux assistances pour Max qui continue a faire son trou dans l’équipe de belle manière et enfin Tomas qui marque deux buts (dont le premier pas mal chanceux) ce qui permet de lancer le match dans le panier du Canadien. Bravo Tomas! A.

Le trio Peca-Kotkaniemi-Armia : Matthew n’a pas fait de miracle pour remplacer Paul Byron qui est suspendu pour 3 matchs. Malgré tout, il a offert un match honorable pour cette promotion un peu tombée du ciel. KK a bien fait aujourd’hui et ne peut pas marquer les esprits à chaque match. Joel quant à lui a scellé le sort du match en marquant deux fois dans un filet désert. Et oui ça compte. B+.

Le trio Agostino-Chaput-Deslauriers : Le trio d’assurance des Habs a fait du bon boulot mais en dehors d’une assistance pour Michael, on a pas vu grand chose de leur part. C+.

La défense : Deux aides pour Captain Shea, une pour Jeff Petry. Voilà des points plutôt bien répartis pour les cadres de la brigade défensive. Les plus jeunes ont plutôt bien travaillé car même Mike Reilly ne m’a pas paru patiner comme une poule sans tête. Une bonne prestation d’ensemble au final. B.

Carey Price : Auteur d’une prestation solide avec un seul but encaissé après un arrêt respectable, notre gardien étoile a fait tout ce qu’il fallait pour garder son équipe à flot et c’est clairement mission accomplie dans son cas. Carey a retrouvé ses moyens depuis un certain temps et non seulement les résultats sont là mais ses coéquipiers ont aussi gagné en confiance quand il officie devant son filet. A.

La chimie entre les trios : Peu de choses à relever pour cette partie. Dans ce match rapide les transitions étaient de bonne qualité ce qui a permis une victoire maîtrisée. B.

Intérêt et ressenti du match : Ce n’était pas un match spectaculaire et ce n’est pas ce qu’on pouvait espérer de toute façon. Gagner à Columbus n’est jamais facile alors le Canadien n’a rien lâché. Répondre avec force après le seul but concédé dans la rencontre était ce qu’il y avait de meilleur à tenter et ces points inespérés au classement seront bien utiles dans quelques mois.

Quarante-huitième match de la saison régulière : Une large victoire pour les Canadiens de Montréal.

Jouer deux matchs en deux soirs n’est jamais simple. Après un match émotif et physique contre Boston, est-ce que le Tricolore avait l’énergie nécessaire pour gagner dès le lendemain? Force est de constater que oui. Avec la manière en plus.

Après ce constat, il est évident que les esprits chagrins vont se plaindre des revirements et surtout des tirs effectués par les adversaires récents. Oui, ces statistiques sont élevées. Mais c’est oublier l’identité du Canadien. Des gardiens alertes et une jeune équipe basée sur la vitesse. Voyons comment nos jeunes loups s’en sont sortis hier soir :

Le trio Drouin-Danault-Gallagher : Un but chacun pour Phillip et Brendan avec une aide de la part de Jonathan pour parachever le gâteau. Si Jonathan a toujours des choses à prouver, ce n’est pas le cas de ses compagnons de ligne. Un travail de grande qualité pour ces trois-là hier soir. A.

Le trio Lehkonen-Domi-Armia : Alors on va évacuer le problème Artturi tout de suite. Il a failli marquer. Rien à ajouter. Bon d’accord, il a obtenu une aide, mais son comportement reste le même. J’attends plus de choses de sa part. Max a marqué après s’être fait refuser un but avec raison. Je note que la maturité commence à poindre. Quant à Joel, son aide obtenue est appréciée et il continue de surprendre dans son implication soir après soir. B+.

Le trio Tatar-Kotkaniemi-Byron : Une assistance chacun pour Tomas et Paul qui ont trouvé leur place et continuent de la mériter. Mais que dire du but de Jesperi, si ce n’est qu’il était magnifiquement exécuté. Une pièce de toute beauté. J’ai bondi dans mon salon en le voyant. J’espère que KK restera longtemps à Montréal parce ce jeune homme est un diamant brut. A.

Le trio Agostino-Chaput-Deslauriers : Après le gros match précédent, nul doute que ces gars-là étaient un peu sur la réserve. Quelques bons gestes mais sans plus. B.

La défense : Captain Shea a montré la marche à suivre pour ses coéquipiers. Auteur d’un but et récoltant aussi une aide, c’est ce qu’on demande au meneur des troupes de Claude Julien. Jordie Benn obtient lui aussi une assistance et m’oblige à reconnaître son travail depuis quelques matchs. Pourvu que ça dure! La brigade défensive était moins tranchante hier mais je le comprends aisément. Une bonne prestation d’ensemble mais sans éclat pour autant. B-,

Antti Niemi : Un gardien auxiliaire, vétéran, et dont on attend plus grand chose qui signe une performance de premier ordre, cela doit être souligné. 52 arrêts hier soir, 1 seul but encaissé, notre portier substitut a volé le match en frôlant le record d’arrêts de la franchise (53). Une prestation digne de l’élite, tout en contrôle et sans jamais perdre ses moyens. Tu as été un mur de brique Antti. Rien de moins. Et les félicitations de Carey Price après le match témoignent de la hauteur de ta performance. Chapeau bas Monsieur Niemi. S.

La chimie entre les trios : En dehors de la quatrième ligne un peu en retrait, chacun des joueurs s’est levé pour faire le travail. Personne n’a pris son oreiller pour dormir sur la glace. L’esprit d’équipe a probablement compensé en partie la fatigue. Et c’est tant mieux. A.

Intérêt et ressenti du match : Soyons clairs, les Panthers de la Floride sont une équipe qui se cherche et qui accumule les défaites en 2019. Cette partie était donc à la portée des Habs. Mais non seulement le match se termine sur une victoire, mais les joueurs ont pris le dessus quand il le fallait sans jamais lâcher le morceau par la suite. C’était un bon match et je l’ai apprécié de bout en bout.

Quarante-septième match de la saison régulière : Les Canadiens de Montréal arrachent une victoire aux Bruins de Boston et se placent au classement.

La rivalité Canadiens-Bruins a beau s’être un peu émoussée ces dernières années, il n’en reste pas moins que les joueurs la portent bien haut. Et le match d’hier a été à l’image de cette opposition historique. Une partie accrochée, sans compromis, avec la victoire au bout du chemin pour les Habs.

Sur le papier, tout désignait les Bruins de Boston vainqueurs de l’affrontement d’hier. Si nous étions encore dans la configuration de la saison dernière, la match n’aurait même pas mérité que l’on s’y attarde. Heureusement que cette saison est enthousiasmante dans ce cas! Voyons comment la victoire a été obtenue :

Le trio Drouin-Danault-Gallagher : Une aide pour Phillip et surtout de la magie au cercle de mise en jeu dans son cas. Jonathan n’a pas marqué de points mais il était présent pour poser les bons gestes. Quant à Brendan, il avait mangé du lion! Il était de tous les affrontements physiques, capable de tenir tête au géant Zdeno Chara et en prenant tous les coups qu’il fallait. Gallagher avait coché ce match et il n’a pas fait mentir sa réputation de guerrier. A.

Le trio Lehkonen-Domi-Armia : Comme lors du match précédent, Joel démontre une fois de plus son utilité sur cette unité. Max n’est clairement pas dans la bonne chaise pour exprimer son talent, malgré l’obtention d’une assistance hier soir. Quant à Artturi, je commence à penser qu’il trouverait une herbe plus verte ailleurs. B-.

Le trio Tatar-Kotkaniemi-Byron : Ti-Paul qui marque enfin un but, de toute beauté de surcroît et qui obtient une aide, KK qui continue son apprentissage sans se démonter et Tomas qui a eu plusieurs occasions de marquer. C’est sans aucun doute la ligne surprise du match. B+.

Le trio Agostino-Chaput-Deslauriers : Nicolas a fait parler les poings et son physique pour renverser la vapeur du match, Kenny et Michael n’ont pas démérité sans vraiment prendre la lumière. Dommage. B.

La défense : Jeff Petry qui marque en prolongation pour frustrer les oursons avec un but digne de son père au baseball, le tout avec une aide pour lui. C’est donc un carton plein dans son cas. Shea Weber malgré une erreur grossière a fait son travail tout comme la majorité des défenseurs. Seul Mike Reilly m’a paru en deçà des autres. Concentre-toi Mike. Vraiment. A au global mais B à cause de lui.

Carey Price : S’il y a bien un homme qui a volé le match, c’est notre gardien étoile. Avec 41 arrêts dont certains sortis de nulle part, on peut dire merci à notre portier numéro 1. En contrôle de son destin pendant 60 minutes, les deux buts encaissés viennent de tirs parfaits qui n’auraient pas pu être stoppés. Une excellente manière de se rapprocher des séries éliminatoires passe par des matchs de ce calibre. Merci Carey! S.

La chimie entre les trios : Des lignes globalement appliquées qui ont suivi le plan de match à la lettre. Alors que tout le monde aurait pu se décourager après l’égalisation de l’adversaire, la prolongation a eu raison des Bruins et le travail a payé. A.

Intérêt et ressenti du match : Autant je peux m’endormir devant certaines parties, autant celle-là c’était impossible! Même si ce n’était pas toujours spectaculaire, nos Glorieux n’ont rien lâché pour gagner un match fou et avec un gros enjeu, accéder aux séries éliminatoires dans quelques mois. Parce que oui, je commence doucement à y croire.

Quarante-sixième match de la saison régulière : Une victoire des Canadiens de Montréal liée à l’effort collectif.

Lors du match précédent, j’avais dit que le Tricolore n’avait joué que quelques malheureuses minutes sur une heure de match. Cette fois-ci, avec un brassage des trios au départ et quelques ajustements, ils ont menotté l’Avalanche du Colorado avant de marquer plusieurs fois en fin de match.

La partie d’hier soir ne devait pas se limiter aux statistiques comme l’avait justement fait remarquer Jonathan Drouin sur son cas il y a quelques jours. Si on se contente des buts marqués et du moment où ils ont eu lieu, on pourrait légitimement se dire que les gars se sont assis sur la glace pendant quasiment 50 minutes. Mais comme vous allez le voir, ce n’était clairement pas le cas.

Note : Des ajustements de lignes ont été effectués. Mais on va rester dans les standards habituels pour l’analyse du match.

Le trio Drouin-Danault-Gallagher : Jonathan qui s’implique dans un match, on a envie de dire qu’il était temps! Il obtient donc une assistance précieuse pour la suite de sa saison. Phillip est resté maître du jeu, notamment dans le cercle des mises en jeu et en obtenant deux aides dont celle sur le but d’assurance de la partie. Brendan Gallagher quant à lui a imposé son éthique de travail à ses coéquipiers. B+.

Le trio Tatar-Kotkaniemi-Byron : la brassage de la soupe a été utile à Jesperi qui en profite pour marquer son cinquième but de la saison, ce qui lui permet de se défaire de la malédiction des poteaux frappés. Et c’est parfait pour son développement et sa prise progressive de responsabilités. Tomas a été un peu transparent pendant que Ti-Paul a fait parler la poudre encore une fois, même si sa disette de buts commence à se voir. A pour Jesperi. B pour les autres.

Le trio Lehkonen-Domi-Armia : Je commence à me demander si Max ne commencerait pas à pâtir de son petit souci de santé (qui lui a fait changer sa visière depuis quelques matchs), ce qui expliquerait en partie son ralentissement de production actuel. Joel était partout sur la glace, multipliant les occasions de se montrer. Quant à Arturri… Comme d’habitude quoi. Même avec une cage béante, ça score pas. B.

Le trio Agostino-Chaput-Deslauriers : La ligne d’assurance du Canadien n’a pas mâché ses efforts hier soir. Pas de points mais des poings pour Nicolas. Kenny a tenu son rang, Michael un peu moins. B-.

La défense : C’est probablement le meilleur match de la saison de la part de la brigade défensive des Habs. Dans une joute où les deux équipes ne se laissaient pas un pouce de glace, personne ne s’est dégonflé. Brett Kulak et Jordie Benn qui marquent des buts, Mike Reilly qui obtient une assistance, Victor Mete qui était de toute les batailles et qui reconnaît toutes les situations et enfin Captain Shea qui tire plusieurs fois dangereusement au filet. Pour une fois j’étais fier de les voir TOUS aller. A.

Carey Price : Notre gardien étoile obtient son 3e blanchissage de la saison et sa lecture du jeu était superbe. Toujours calme et en contrôle, il est clair que notre portier a volé la match. Une partition sans fausse note qui couronne un match acharné. S.

La chimie entre les trios : Les changements apportés au départ étaient faits pour fouetter les hommes de Claude Julien. La léthargie n’était plus acceptable. Force est de reconnaître que cette stratégie a été payante, reste à voir si l’efficacité sera de mise dans la durée. A.

Intérêt et ressenti du match : On ne va pas se mentir, j’ai failli fermer les yeux à plusieurs reprises hier soir. Mais avec le recul, l’énergie des joueurs pour pousser vers la victoire a fini par se voir. En tant que partisan je prends cette victoire avec plaisir et je suis content pour l’équipe.

Quarante-cinquième match de la saison régulière : Les Canadiens de Montréal ont mangé une défaite cinglante face aux Blues de Saint-Louis

Au risque de me répéter, quand les gars sont à plat et que le Tricolore ne démontre rien, la défaite est au bout du chemin. Suis-je surpris? Pas le moins du monde. Suis-je déçu? Bien sûr. Suis-je défaitiste? Jamais.

Claude Julien a dû ressortir les plus vieux lieux communs possible pour dire que l’équipe n’était pas prête. Effectivement, ça s’est vu. Un match dure au minimum 60 minutes là il en a duré 6 maximum. 10% de réveil, 90% de sommeil. Et je suis gentil de donner des chiffres aussi larges.

La pénalité de Shea Weber en début de match a tout fracassé. à partir de ce moment précis, plus rien ne fonctionnait. En dehors du but chanceux de Brendan Gallagher en avantage numérique qui donne quelques touches de couleur à l’ensemble, rien n’a surnagé.

Même Carey Price, que je pourrais défendre devant une horde de faux fans armés de fourches à l’effigie des Bruins de Boston n’a pas brillé hier soir. Quelques bons arrêts certes mais aussi de sacrés cafouillages qui ne lui font pas honneur. S’il est vrai qu’il a bel et bien été laissé à lui-même, il a aussi participé à la débandade.

Aucune transition efficace sur la glace, des occasions de marquer béantes qui ne donnent rien. Pas de but, point de salut. Les Habs peuvent encore rêver aux séries, mais c’est pas en perdant des matchs comme ça que ça va se réaliser. Allez les boys, vous valez mieux que ça. Et c’est dans ces moments difficiles que les partisans doivent aussi pousser à la roue. Et c’est ce que je vais faire. Prochaine étape : L’Avalanche du Colorado!

Quarante-quatrième match de la saison régulière : Une victoire difficile à Détroit, mais une victoire quand même.

Au cours d’une campagne, il y a des matchs qu’il est interdit de perdre. Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, les Canadiens de Montréal devaient gagner cette partie conte une équipe de leur division pour empocher des points utiles en fin de parcours.

Et même si c’était un deuxième match en 24h, même si les hommes de Claude Julien sont arrivés à 4h du matin à destination, il fallait se présenter et gagner. Ce qui fût fait de la bonne façon mais avec quelques sueurs froides. Prenons notre loupe pour comprendre ce qui s’est produit hier soir :

Le trio Drouin-Domi-Armia : Un but pour Joel qui va faire du bien à sa confiance, une aide pour Max en attendant son prochain but et Jonathan qui reste, malgré quelques bonnes choses douloureusement inconstant. B.

Le trio Tatar-Danault-Gallagher : Un but pour Brendan (qui doit être soulagé après une disette de 8 matchs), deux aides pour Tomas face à son ancienne équipe et une pour Phillip. Une ligne travaillante soir après soir qui déçoit rarement. A.

Le trio Lehkonen-Kotkaniemi-Byron : Peu de choses à dire sur cette ligne, ou plus exactement rien de bien nouveau. Artturi bloqué, Jesperi qui apprend (parfois à ses dépends) et Ti-Paul toujours aussi explosif malgré le manque d’énergie général. B-.

Le trio Agostino-Peca-Hudon : Kenny devait se tenir à carreau, Matthew et Charles qui revenaient dans la formation pour se montrer. Hudon a eu des occasions mais n’a pas capté la lumière, Peca non plus. C’est bien terne tout ça. C.

La défense : Comme d’habitude, la brigade défensive a montré des faiblesses. Mais on commence à être habitués. Malgré tout, l’aide obtenue par Jordie Benn montre que sa nouvelle implication ne semble pas être un feu de paille. Jeff Petry est passé de zéro à héros en marquant le but gagnant et Shea Weber a démontré qu’il était un guerrier. Une rondelle l’atteint au visage? Dès le lendemain il joue sans vraiment sourciller. Une grille de protection? Trop petite pour moi, virez moi ça tout de suite! si aucune fracture n’a été constatée, il est toujours en douleur. Mais il joue parce que c’est Papa. Et qu’un bon capitaine sait montrer l’exemple. A.

Antti Niemi : Hier soir, notre gardien auxiliaire a bien paru face aux Red Wings de Détroit. Même si l’adversaire est réputé faible, de bons arrêts sont à mettre au crédit de notre portier substitut. Après une bonne prestation à Dallas, espérons que la confiance est en train de revenir dans son cas. B+.

La chimie entre les trios : Les attaquants ne m’ont pas totalement convaincu hier soir. Des passes imprécises, une transition difficile à chaque instant, tout ceci n’était pas tellement rassurant. Et encore une fois le manque d’énergie n’excuse pas tout. Mais au moins, la victoire est arrivée. B.

L’indiscipline : 5 pénalités sur tout le match dont plusieurs étaient évitables et tombaient a de mauvais moments. Face à de grosses formations, ce genre de bêtises ne devra pas se produire. On réfléchit avant d’agir les boys! D.

Intérêt et ressenti du match : Sans être mortellement ennuyeux comme face au Wild du Minnesota, j’ai pas adoré la game. Oui, les Habs ont gagné mais de peine et de misère. Pas de vitesse, pas d’émotion réelle, mais je prends le résultat comptable. Une victoire reste une victoire mais j’aurais pu m’endormir à plusieurs reprises.

Quarante-troisième match de la saison régulière : Une défaite bien triste pour le Canadiens de Montréal.

Cette nouvelle défaite du Tricolore était non seulement triste mais plate à mourir, et c’est ça le plus dommageable. Même si on a pas eu le droit à une dégelée comme la dernière fois, les partisans n’ont pas eu un spectacle divertissant. Dommage.


Est-ce la faute de Carey Price? Non. L’attaque alors? Oui, comme elle produit peu. La défense alors? Oui aussi. Nous allons y revenir… D’ailleurs allons-y, crevons l’abcès.

Le seul point positif, c’est évidemment Carey Price qui a tenu ses gars dans le match même s’il a pris un but par la faute de Jeff Petry en empêchant le déplacement de son gardien.

Pour le reste c’était l’encéphalogramme plat de tous les côtés. Kenny Agostino qui se fait sortir en début de partie, les coups sur les joueurs, c’était un match physique. Vraiment dur, pas pour nous donc.

La conséquence de tout ça, c’est la blessure au visage de Shea Weber qui nous a tous fait peur. Mais notre capitaine sera en capacité de suivre ses coéquipiers à Detroit ce soir. Le Wild du Minnesota avait tout simplement la solution pour étouffer le Canadien. Et les spectateurs se sont endormis. Rien à ajouter. Concision totale. Et de la tristesse. Vivement ce soir pour oublier tout ça.

Quarante-deuxième match de la saison régulière : Les Canadiens de Montréal se sont fait manger tout cru.

Quand le Tricolore ne fait preuve d’aucun engagement, voilà ce qui arrive. Une large défaite, à domicile, qui ne fait plaisir qu’aux haters de Price et les siens sur les réseaux sociaux.


Deux joueurs seulement ont noirci la feuille de pointage chez le Canadien. Shea Weber et Jesperi Kotkaniemi. Pour le reste, la partie a ressemblé à un long calvaire.

Un but de Captain Shea de la ligne bleue et une assistance pour Jesperi qui est le troisième joueur de l’histoire de la franchise à marquer 20 points avant son 19e anniversaire. Et soyons clairs, c’est presque les seuls points positifs du match d’hier soir. Le rythme n’était pas présent et les Prédateurs de Nashville était deux fois plus mobiles que nous.

Quelques joueurs ont bien essayé de se montrer hier mais l’équipe adverse, en verrouillant bien la zone centrale, a ruiné les efforts des Habs. Pire encore, les défenseurs de Nashville ont toujours apporté leur contribution aux buts de leur équipe, en dehors du but d’assurance marqué dans un filet désert.

Du coup, on voit fleurir sur les réseaux sociaux l’éternelle question de l’échange Weber-Subban. L’un est meilleur que l’autre, Weber est vieux, Subban est égoïste et bla-bla-bla. PK Subban a obtenu deux aides, mais Shea Weber a marqué un but. Mon opinion là-dessus? C’est de la fumée sans feu. Aucun intérêt. Si les fefans ont besoin de ça pour se sentir exister, c’est triste à en mourir d’ennui.

Carey Price a été un artisan de la défaite et ça m’ennuie de le reconnaître. Mais sur le 3e but, sa faiblesse de positionnement et le contact initié sur le joueur adverse est manifeste. Désolé Carey.

Après un match aussi ennuyeux, on ne peut que souhaiter un rebond dès demain face au Wild du Minnesota. Car le rêve de participer aux séries éliminatoires est toujours là. Go Habs Go!

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