Expatriation,  Ressentis

Les économies (intéressantes) du confinement.

Comme vous le savez, la vie s’est mise aussi entre parenthèses ici au Québec pendant le confinement. Si les choses reviennent à une certaine normalité actuellement, il ne faut pas oublier que la COVID-19 est toujours là et que l’on est passé du stade désertique au stade où il faudra maintenant vivre avec. Du coup, j’ai eu envie de vous parler des petites choses qui ont cessé pendant cette période hors du temps pour mon compte en banque et celui de Véronique.

Les titres de transport : Plusieurs mois sans sortir, c’est le premier poste de dépense qui a chuté, surtout dans mon cas. Avec mon tarif étudiant payé mensuellement, le petit 0 qui a suivi s’est tout de suite vu. Et j’ai pas détesté vivre plus calmement sans horaires à respecter pour prendre mon bus, on ne va pas se mentir.

Les sorties de fin de semaine : Évidemment, quand t’es confiné chez toi, les restos sympas, les sorties en tous genres, ça s’arrête de façon claire et directe. Ça par contre, ça m’a un peu plus ennuyé. Même si je suis casanier de nature parce qu’il faut que je gère mes efforts physiques et que j’évite les imprévus pour éviter de me mettre dans le rouge, ne plus me faire plaisir comme ça et ne plus voir certaines personnes en face, j’ai fini par ne pas trop aimer ça au final.

Les achats de gourmandise compulsifs : Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Attendez je vois vous rafraîchir la mémoire avec une mise en situation. Vous allez d’un point A à un point B, il est 12h12 et vous passez devant une pâtisserie. Ce n’est pas nécessaire, mais vous achetez un muffin. Et paf 3$ d’envolés! Alors vous pouvez me dire qu’avec la livraison de bouffe le remplacement n’est pas loin, mais curieusement, chez nous, la notion de compulsivité est devenue toute relative.

Les « changements de pneus » : Alors j’entends par là les achats de chaussures et je parle de changement de pneus dans mon cas car j’ai une telle manière de marcher que je les use à la vitesse d’un pilote de course. Avec le confinement, je n’ai pas changé de souliers de course (les baskets), et mes bottes d’hiver ont été remisées dans mon garde-robe plus tôt que prévu. Bénéfice total dans ce cas précis !

Les rendez-vous médicaux repoussés : Histoire vraie pour cette année, le nettoyage annuel chez le dentiste était prévue pour le 20 mars 2020 (jour de la sortie d’Animal Crossing: New Horizons, est-un signe du destin?) et il a été repoussé maintes et maintes fois et il est calé au 17 juillet 2020. Pour de bon cette fois!

Alors bien sûr les achats culturels en dématérialisé ont été un peu plus nombreux qu’à l’accoutumée mais cette pandémie a eu plusieurs effets bénéfiques sur notre foyer. Des dépenses différentes certes, mais aussi et surtout un autre rapport au temps, aux priorités et au final une vie encore plus sereine qu’avant. Et ça, croyez-moi, ça n’a pas de prix.

2 commentaires

  • lilou

    Belle analyse, Matthieu, comme toujours… Nous avons vécu à peu près la même chose ici en France (les abruti(e)s en plus…)
    Sauf, pour le dentiste, j’avais RV le 15 avril… Et je reçois, la semaine dernière, une lettre de ce dernier disant que le confinement lui pesant trop, il a pris sa retraite !
    OK… Et je fais quoi des mes dents ??? Hi hiiiii !

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