Expatriation,  Ressentis

Le métro de Montréal a plus de 50 ans d’histoire, et j’adore l’utiliser!

Vous savez, à mon arrivée au Québec, le métro de Montréal a été ma première immersion concrète dans la société québécoise. Et j’en ai toujours un souvenir marquant, même si je me souviens plus précisément de mon premier voyage vers Laval, principalement parce que j’étais totalement éveillé à ce moment-là. Et je dois dire que depuis, j’ai une certaine tendresse pour le métro. Comme il m’a accueilli chaleureusement, il était certain que j’allais l’apprécier.

Inauguré le 14 octobre 1966 après plusieurs années de réflexions et de travaux, C’est le maire Jean Drapeau et le cardinal Paul-Emile Léger qui en profitent les premiers. Si aujourd’hui les lignes verte, orange, jaune et bleue sont utilisées, le réseau initial, complété en 1967, s’étend de la manière suivante : 26 stations réparties sur trois lignes, la ligne verte, d’Atwater à Frontenac, la ligne orange, d’Henri-Bourassa à Bonaventure et la ligne jaune, de Berri-De Montigny (aujourd’hui Berri-UQAM) à Longueuil. Différents prolongements auront lieu au fil des décennies pour obtenir le réseau actuel (voir l’image en haut de l’article). Le dernier prolongement vers Laval a été inauguré en 2007. Quant à savoir si la ligne rose verra le jour, c’est une autre histoire.

Il y a deux choses qui m’ont frappé dans les premiers mois à Montréal. La ville souterraine et Michèle Deslauriers, la voix du métro. Alors on va prendre le temps de mettre fin à une légende urbaine qui persiste depuis des lustres. Premièrement, Montréal n’est pas une ville double qui aurait son équivalent souterrain sous toute la ville et deuxièmement, les montréalais ne vivent pas sous terre la majorité de l’année. Il y a bien sûr le RÉSO, qui est l’ensemble de galeries souterraines le plus vaste du monde, mais il se déploie de la station Atwater à l’ouest jusqu’à la station Berri-UQAM à l’est. Et pas au-delà. Il permet aux usagers de profiter des accès intérieurs entre les stations de métro desservies, les immeubles et les bâtiments qui sont dans cette zone et les commerces qui se trouvent raccordés à tout ça. Et il est vrai que quand il fait -30 degrés dehors, on est bien contents de pouvoir effectuer des trajets en partie ou intégralement en intérieur. J’ajoute que de plus en plus de stations de métro sont équipées d’ascenseurs et que ça va continuer dans ce sens pour les prochaines années. Un bon point de plus pour les personnes qui en ont besoin.

Maintenant que j’ai posé les bases du métro, je vais pouvoir vous dire pourquoi je l’adore. D’abord, il est très propre. Quand vous avez passé des années dans le métro parisien, ça a de quoi vous réconforter. Et c’est le cas même en hiver alors les passagers du métro ramènent de la neige sous leurs bottes. Ensuite, la civilité des gens et leur calme. En dehors de quelques stations très achalandées, il n’est pas difficile de pouvoir s’asseoir pour voyager, surtout pour moi qui me déplace avec une canne. Les gens laisseront leur place d’eux-mêmes et si ce n’est pas le cas, soit vous la demandez ou c’est un autre voyageur qui va la demander pour vous. C’est un plus indéniable pour se déplacer sans stress.

Enfin, le design des stations du métro m’a toujours fasciné. Que ce soit des décorations des années 60 ou plus récentes, des partis pris audacieux ou plus classiques, il est presque impossible de trouver deux stations qui se ressemblent. Et qu’on soit transporté par des voitures habituelles (les MR-73) ou par les métro Azur beaucoup plus récents (qui ressemblent pas mal au tram nantais d’ailleurs), j’ai rarement détesté un voyage.

J’avoue avec un peu de honte m’être légèrement moqué de la ligne jaune et ses 3 stations, en me demandant pourquoi cette virgule jaune était si importante. J’ai bien vite caché mon air narquois en m’intéressant à l’Expo 67 qui avait besoin de la ligne jaune pour être accessible à tous. Ça a été une leçon de plus pour moi. J’ai appris à respecter Montréal et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette ville est dans mon coeur à jamais. Par le métro, le bus et ceux qui y vivent. On vit bien à Montréal, bien que certains puissent dire le contraire. Petite info en plus, sachez que vous pouvez jouer à Montréal pour faire votre propre réseau de métro dans le jeu Mini Métro que je vous recommande chaudement.

4 commentaires

  • AkikoYunicia

    Superbe article, j’adore toujours autant ta façon d’écrire.

    Tu m’a appris des trucs ! Je savais pas du tout pour le Montréal souterrain. Du coup je suis super curieuse et j’aimerai bien voir ça en photos =)

    Si tu as quelques minutes la prochaine fois que tu y vas =)

  • La Geek En Rose

    Ah la la, comme l’a dit Akiko plus haut, ta façon d’écrire est agréable. Et j’imagine bien ce réseau de métro bien + propre qu’à Toulouse (qui tend à devenir de plus en plus sale T.T à mon grand désarroi). Plus je lis ton article plus j’ai envie de découvrir le Canada ^^

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