Ressentis

Deux mois de silence, de calme et d’intérêts variés.

Huit semaines sans écrire ici, ni vraiment ailleurs. La raison principale, évidemment, c’est le COVID-19, le confinement et tout ce que ça peut impliquer. Mais pas seulement. Vous voulez que je vous raconte ça? Avec plaisir!

Mon dernier article sur le site date donc du 11 mars dernier. Entretemps, nos vies se sont mises entre parenthèses, entre quelques murs. A titre personnel, c’est surtout ma session universitaire en mode présentiel qui s’est arrêtée cette semaine là, le 12 mars exactement. Après le dernier cours de la semaine, où on savait très bien ce qui s’en venait. Après, en dehors de rares occasions, je n’ai pas mis le nez dehors et je suis fier d’avoir respecté et de toujours respecter le confinement. Pour mon bien mais surtout celui des autres.

Si mon mode de vie n’a pas tellement changé, celui de Véronique a diamétralement été chamboulé une semaine après moi. Au revoir le bureau, bonjour le télétravail! Heureusement pour nous, une pièce dite de bureau est dédiée à l’appartement, tout le monde n’a pas cette chance.

Après deux semaines de flottement, l’UQAM nous a signifié que la date de fin de session ne changerait pas et que les cours se feraient à distance, les examens potentiels et les rendus de travaux aussi. A partir de là, j’ai mis toute mon énergie pour finir ma session. Il ne restait que quelques semaines et il n’était pas question pour moi de laisser tomber mes équipiers, notamment parce que certains et certaines d’entre eux travaillent en service essentiel, en gros pandémie ou pas, ils vont bosser au péril de leur vie. De mon côté, je ne peux qu’aider, organiser et travailler au meilleur de mes possibilités.

Cette phase s’est terminée le 21 avril 2020, jour de mes 34 ans. Oui, j’ai fêté mon anniversaire en confinement, comme bien d’autres gens. Mais on est arrivés au bout et les résultats n’en seront que plus grands. Je vous en parlerais plus tard.

Avec ce ralentissement des activités et du temps, j’ai pu me recentrer sur moi-même, prendre des nouvelles des gens qui le voulaient, dessiner, aussi. Mais très vite, j’ai pris un pas de recul face aux médias sociaux. La crise existe, il n’est pas utile de la vivre minute par minute. Alors, dès le début de tout ça, je me suis tu, par choix. Et je le vis très bien.

Depuis deux mois, vivre humainement a encore plus son sens. Qu’adviendra-t-il par la suite? Pour moi, plusieurs projets. Pour le monde, il sera forcément différent. Et contrairement à beaucoup de monde (ou du moins ceux qui peuvent crier le plus fort), j’ai bon espoir et je veux continuer à m’exprimer calmement et à vivre en harmonie avec les autres. Cette pause dans le monde m’aura servi à ça même si je le faisais déjà un peu de donner de la bienveillance pour ceux qui veulent la recevoir.

2 commentaires

  • Lilou

    Heureuse de te « revoir » mon cher Matthieu… Oui tout est un peu différent depuis bientôt deux mois et comme toi et Véronique, nous avons bien respecté, même scrupuleusement le confinement (pas comme tous ces Cons vus au bord du Canal Saint-Martin à Paris… Des abruti(e)s sans cervelle et d’un égoïsme à toute épreuve…
    Nous avons également l’immense chance d’être dans une maison (que tu connais) avec un jardin assez spacieux, donc, nous n’avons pas à nous plaindre, il n’y a que Luc qui a la bougeotte et qui commence à avoir des fourmis dans les jambes… Hi hiii !
    Je vous embrasse fort tous les deux même si ce n’est pas encore cette année que nous nous reverrons…

    • Matthieu Meignan

      Merci pour tes mots réconfortants Lilou. Nous finirons par nous revoir et tu sais, une visioconférence peut s’organiser aussi 🙂

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