Expatriation,  Ressentis

Le mal du pays, une partie possible du bagage d’un expatrié.

Toute personne qui s’établit hors de son pays d’origine peut, à un moment donné, faire face au mal du pays. Et il arrive bien souvent que ce soit la partie du projet de départ qu’on prépare le moins sérieusement.

Pour résumer la chose sommairement, le mal du pays désigne un sentiment de manque et/ou de regret par rapport à son pays ou sa région d’origine. Car il n’est pas nécessaire de quitter les frontières du pays qui vous a vu naître pour ressentir ce vague à l’âme.

Ce qui est complexe avec cette notion, c’est qu’elle est psychologique. Il n’y a pas de formule magique, que ce soit pour l’éviter ou mieux le gérer si vous êtes aux prises avec ce genre de sentiment. Chaque être humain étant unique, les facteurs de déclenchement sont multiples et les façons d’en sortir également.

A partir de ce constat, le seul conseil qui vaille la peine serait de s’y préparer, si votre départ est planifié à l’avance. Il est évident que dans les situations d’urgences humanitaires, c’est un peu compliqué de faire tout le cheminement nécessaire avant un départ précipité.

Mais dans le cadre d’un PVT par exemple, il est plus simple de se prémunir de ces soucis d’éloignement. Dans ce cadre précis, deux possibilités sont à prendre en compte : ceux qui partent pour la durée de leur visa et qui savent qu’ils reviendront à la fin de celui-ci et ceux, comme moi, qui partent dans l’idée de s’installer dans leur pays de destination pour longtemps. Selon les cas, certains d’entre vous voudront revenir dans leur patrie d’origine régulièrement pour garder un rythme régulier nécessaire à leur bien-être. D’autres en revanche pourront espacer leurs visites, mais c’est surtout une question de caractère et d’opportunités propres à chaque voyageur.

Maintenant qu’on a survolé les généralités de ce problème, qu’en est-il de mon cas personnel? Est-ce que j’ai le mal du pays? Au risque de vous surprendre, non, je n’ai jamais ressenti le mal du pays. Ce qui ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais! Je ne suis parti que depuis un peu plus de 3 ans et je ne sais pas de quoi la vie sera faite dans les prochaines années. En revanche, ce sont les personnes qui me manquent. Que ce soit ceux qui sont nécessaires à mon équilibre ou ceux qui suivent mon évolution d’un peu plus loin, bien sûr que je pense à eux très souvent. Tous ces gens que j’apprécie sont des morceaux de France, de Belgique et plus globalement d’Europe que j’espère revoir dans un avenir proche c’est certain. Quand les conditions d’un voyage sur ce continent seront réunies, il est évident que je serais heureux de passer voir tous ces êtres que je n’ai pas côtoyés depuis longtemps.

Mais dès le début de ma réflexion sur mon immigration et encore plus une fois établi au Québec, le plus important pour moi était de planter mon érable avec des racines solides afin d’apprendre à vivre ici correctement. Il n’était pas question d’importer mon mode de vie, mais d’en apprendre un nouveau pour que la culture québécoise et canadienne me reconnaisse parmi les siens. Est-ce que j’ai réussi à aller jusque-là? J’ose croire que oui. Si vous aussi vous comptez vous établir ailleurs pour longtemps, c’est probablement la meilleure approche pour réussir. Et quand je vois à quel point je suis heureux chaque matin avec des idées à concrétiser plein la tête, c’est probablement une de mes plus belles réussites actuellement. En attendant les prochaines!

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